Les banquiers français ne sont pas responsables de la crise actuelle.

Les accusations redoublent contre « financiarisation » de l’économie, source de tous nos déficits. Plutôt que de d’imposer une cure d’austérité à une population déjà accablée d’impôts, il faut prendre l’argent là où il est : dans les banques et les compagnies d’assurance qui nous pillent. Qu’elles paient  pour la spéculation effrénée qui a conduit le pays au désastre peut-on lire.

 La crise des « subprimes » en 2008 a provoqué un chaos financier aux Etats-Unis. Les banques ont financé en masse par des hypothèques les achats de logement d’une population qui n’avait pas les moyens de les assumer au moindre recul de la conjoncture. En Grande Bretagne, pour les mêmes raisons, deux grandes banques ont dû être « nationalisées» pour éviter la faillite. Plusieurs « Landesbank » en Allemagne ont dû être sauvées par l’intervention de l’état. En Suisse, la plus grosse banque du pays aurait été en faillite sans l’intervention de la Confédération. Elle avait accumulé pour des dizaines de milliers de dollars de titres américains, composés de portefeuilles d’hypothèques. Six années ont passé et des banques américaines continuent à afficher des pertes dues aux « subprimes ».

 Au total, ce sont des millions de dollars qui ont été perdus par la communauté financière. En France, rien de pareil, pas de crise des subprimes. Les banques ont été prudentes dans leur financement  des hypothèques. Alors pourquoi l’Etat a-t-il dû se porter momentanément à leur secours ? Lehman Brother, une importante banque américaine, a été acculée à la faillite et Washington a décidé de ne pas se porter à son secours (à tort de notre point de vue). La confiance entre les banques a disparu. Les transactions entre banques se sont taries. Il en est résulté une violente crise de « liquidités » qui a touché toutes les banques occidentales.

 Les banques françaises se sont toutes trouvées en difficulté. L’état s’est heureusement porté à leur secours en leur prêtant les milliards nécessaires à leur survie. En une année, la confiance interbancaire rétablie, toutes ces avances ont été remboursées. Le ministère des finances a même fait une bonne affaire, prêtant ces milliards à 6% alors que sur le marché les rendements avoisinaient  les 2%.

 Dans ce cercle vertueux, une banque fait exception : la banque Dexia. De folles spéculations ont précipité cette banque vers la faillite. Elle a été sauvée car elle était contrôlée par les états français et belge. Pour l’état français, la Caisse des Dépôts et Consignations a soldé à fonds perdus plus de dix milliards.