Le retour inadmissible des bidonvilles.

Aux abords des grandes villes, des milliers de sans abris s’entassent dans de « nouveaux  bidonvilles ». La République avait réussi dans les années soixante à éradiquer ces abris de fortune indignes. Ils sont de retour à la honte du pays. On doit y ajouter ceux qui n’ont pour logement que quelques mètres carrés dans des bâtiments insalubres destinés à la destruction ou qui trop nombreux partagent un local exigu. Sont-ils 500 000  un million ou plus ? Tout dépend des critères retenus.

Le droit au logement est inscrit dans la loi. Encore faut-il disposer d’un parc immobilier à la hauteur des besoins. Ce parc disponible n’existe pas et à la cadence annuelle de 100 000 à 150 000 logements HLM construits, il faudra  de nombreuses années pour répondre à ces demandes urgentes.

Chaque année s’ajoutent à ces sans abris et à ces mal-logés quelque 250 000 personnes qui arrivent de l’étranger. Ce sont 50 000 logements supplémentaires qu’il faut trouver annuellement, un problème insoluble. Les associations humanitaires dénoncent à juste titre cette situation inadmissible.

Avec l’extension prochaine de l’entrée en vigueur des accords de Schengen sur la libre circulation, le nombre d’immigrés va augmenter en provenance des pays pauvres de l’Est européen. La France avec ses prestations sociales exemplaires constitue un attrait irrésistible pour ces populations misérables.

Une solution s’impose. La cohésion sociale en dépend. Même en augmentant de cinquante pour cent les constructions de HLM, la situation serait améliorée mais pas résolue. Ne faut-il pas d’abord loger  toutes les personnes qui vivent sur le territoire national ? Mais la conséquence, une réduction temporaire de l’immigration, peut-elle être envisagée ? Ce serait sur le plan humain difficile à accepter mais éviterait d’accueillir des immigrés sans être capable de leur offrir un toit décent.

Le sujet doit être à l’ordre du jour du gouvernement  pour les étrangers non européens et de la Commission européenne qui est en charge de l’application des accords de Schengen pour les ressortissants de pays européens.