Obama, « le succès dépend des travailleurs et des patrons ».

 

 « A la fin, la réponse à nos problèmes économiques n’est pas tant entre mes mains ou celles de représentants que celles des travailleurs américains et de leurs employeurs (…) Ce sont les employeurs petits et grands qui créent des emplois, génèrent des salaires et constituent la fondation dont dépendent la vie et le rêve du peuple américain. Tout ce que nous pouvons faire, à Washington, est de contribuer à créer un climat favorable dans lequel les travailleurs peuvent prospérer, le business bien se porter et l’économie croître ».[1] Venant d’un président qui représente le grand parti de la gauche américaine, cette déclaration de Barack Obama prend toute sa valeur.

L’Allemagne a depuis longtemps appliqué cette politique qui est une des composantes essentielles de son succès économique et financier. On ne s’oppose pas entre de puissants syndicats et un patronat unifié. On négocie le temps qu’il faudra pour trouver la meilleure solution pour les deux partis. En France, reste historique de la « lutte des classes » du siècle passé, on s’affronte trop souvent encore entre patrons et ouvriers. L’Etat multiplie les règlementations et les contraintes, qu’elles soient administratives, financières ou sociales. 

Pour aller vers un consensus qui ménage les intérêts des deux parties, il est impératif d’avoir des syndicats plus représentatifs, des entreprises plus responsables et solidaires, un gouvernement et son administration facilitateurs permanents de cette politique. Il s’agit d’une véritable révolution culturelle, qui ne sera un succès que si tous les citoyens la soutiennent  activement, allant au-delà de leurs clivages idéologiques. 

Vos commentaires à : a.chargueraud@gmail.com



[1] Le Temps, samedi 27 août 2011, p. 2.