Coup d’arrêt sur l’énergie solaire.

A l’échelon industriel, le solaire est avec l’éolien une deux principales sources d’énergies renouvelables propres. Son prix de revient est actuellement largement supérieur à celui des énergies fossiles.  Pour encourager sa  croissance, directement ou indirectement, les états ont dépensé des dizaines de milliards d’euros de subventions.

En Europe, le solaire a connu la progression la plus spectaculaire en Espagne. En 2007 d’importantes primes et aides publiques sont accordées aux entreprises investissant dans le photovoltaïque.  Devant la situation catastrophique des finances du pays, le gouvernement réduit  considérablement les aides, les limite dans le temps et prend même des mesures rétroactives sur un système complexe de taxation. Le solaire opère à perte et son élan est brisé.

L’Allemagne a subventionné la différence du prix de l’énergie solaire par rapport au prix des énergies fossiles. Ce coût dépassait les quinze milliards d’euros par an. En deux temps ces subventions ont été radicalement réduites, portant un coup fatal aux nombreux industriels engagés dans le solaire. Même de très grandes entreprises comme Bosch et Siemens ont récemment  fermé leurs divisions solaires et passé en perte plus d’un milliard d’actifs. Il en va de même dans nombre d’états aux Etats-Unis.

Ces coups d’arrêt ont mis en cessation de paiement la plus grande usine chinoise de fabrication de panneaux solaires. Elle a été sauvée de la faillite grâce au soutien financier de l’état. Une seconde société n’a pas eu la même chance et l’état l’a récemment laissé aller à la faillite. Leurs prix défiant la concurrence avaient largement participé aux difficultés de leurs concurrents occidentaux.
Ce gâchis a entraîné la perte d’emploi de dizaines de milliers de travailleurs. Les investisseurs nombreux et enthousiastes ont perdu des milliards d’euros. Tout aussi important, les centres de recherches de ces entreprises ont disparu. La reprise sera lente.